Fiat Tipo SW 1.4 T-jet 120 ch Lounge : Fiat sur le bon chemin.

 

Lancée en décembre 2015, la Fiat Tipo 4 portes s’est rapidement hissée en tête des ventes de sa catégorie (en Europe) avec 37 000 exemplaires vendus en 6 mois. Fière de ce succès, la marque n’a pas tardé à compléter sa gamme d’une version 5 portes et d’un break. Dénommée SW, cette dernière mouture lancée en septembre 2016 concilie : Style, équipement complet et gros volume de chargement pour un prix serré. De quoi faire trembler la concurrence ?

 

Texte/photos : Steve Jolibois

 

La version SW c’est « la déménageuse » de la gamme Tipo. En effet, afin d’optimiser le volume de son chargement, les ingénieurs ont allongé son porte à faux arrière de 20 cm. Conséquence directe de cette greffe, sa longueur évolue à 4,57 m (contre 4,37 m en 5 portes) et son coffre gagne 110 l de contenance. Sans y paraitre, ajouter 20 cm à une berline pour la transformer en break peut avoir des conséquences catastrophiques sur la ligne générale d’une voiture. Et dans ce domaine, il faut reconnaitre que les designers de Fiat ont tiré leur épingle du jeu en limitant l’effet sac à dos avec une ligne agréable, élégante et équilibré. Alors bien-sûr les férus du design dirons qu’elle est banale et qu’elle ne casse pas trois pattes à un canard… Certes ! Mais quel chemin parcouru pour une Fiat ! La Tipo c’est la voiture à forte personnalité qui manquait à Fiat. Avec elle, les formes rondouillardes des 500 et Panda sont abandonnées, les regards globuleux (toujours 500 et Panda) s’effacent au profit d’optiques raffinés à la signature lumineuse spécifique et les moteurs respirent à travers une large calandre qui donne une identité propre à la voiture. On notera au passage les feux arrière en forme de virgule inversée (empruntés à la version 5 portes), les jantes alliage bicolores de 17 pouces et les vitres et la lunette arrière surteintées disponibles de série dans la finition Lounge qui équipe notre voiture.

 

 

 

A l’intérieur :

L’habitacle surprend par sa finition et sa grandeur. Les sièges sont tendus de cuir (version Lounge) et les grands gabarits (jusqu’à 1,87 m à l’avant et 1,80 à l’arrière) peuvent prendre place sans contraintes particulières grâce à un espace généreux dédié aux jambes (1,07 m à l’avant et 93,4 cm à l’arrière). Comme évoqué ci-dessus, la grande qualité de la Tipo réside dans le volume de son coffre. Avec 20 cm supplémentaires, il atteint maintenant 550 l (530 l avec le plancher amovible en place) pour s’étendre à 1650 l lorsque la banquette fractionnable dans une proportion de 40/60 est rabattue. Si on regrette l’absence d’une commande électrique pour la rabattre (ici tout est manuel), la bonne intégration des dossiers permet d’obtenir un plancher complètement plat pouvant accueillir des objets dont la longueur atteint 1,80 m.

 

 

 

 

 

 

Une fois à bord, le conducteur fait face à une planche de bord dont la finition est flatteuse, même si on regrette la présence de certains plastiques durs mal ajustés. L’agencement et l’ergonomie sont plaisants avec une présentation classique : Volant multifonction à trois branches, combiné d’instrument à aiguille rouge grée d’un écran TFT monochrome, tablette tactile de grande taille (18 cm) pour la navigation et commandes de chauffage à molettes à indications rouge. On apprécie aussi, les nombreux rangements (12 litres au total) qui permettent de stocker des bouteilles, de la monnaie et des téléphones. La console centrale est agrémentée de trois prises pour les connectiques : Prise 12 v, jack et USB. Comme nous l’évoquions un peu plus haut, notre Tipo SW dispose du niveau de finition  « Lounge » (le plus haut), qui propose de série une liste d’équipement plutôt complète :

 

 

 

 

 

 

Equipement de confort : Climatisation automatique, direction assistée avec fonction City, rétroviseurs électriques et dégivrants, sièges avant réglables en hauteur avec réglage des lombaires pour le conducteur, accoudoir central AV avec rangement, banquette arrière rabattable et fractionnable 60/40, tapis de sol, vitres électriques AV/AR, allumage automatique des feux, capteur de pluie, régulateur de vitesse, volant multifonction à 3 branches en cuir (ainsi que le pommeau du levier de vitesse), rétroviseur intérieur photochromatique.

 

 

Equipements connectés : Système de navigation 7 » (18 cm) avec cartographie Europe à écran tactile, UCONNET Live Services, système de téléphonie Bluetooth, ordinateur de bord TFT 3,5 », prises 12 v, USB et Jack.

 

 

Equipements de sécurité : ABS avec assistance au freinage d’urgence PBA, Airbags frontaux conducteur et passager, latéraux avant, rideaux avant et arrière, ESC avec aide au démarrage en côte, feux diurnes, fixations ISOFIX 3 point à l’arrière, kit gonflage pneumatique Fix&Go, système de contrôle de la pression des pneumatiques, projecteurs antibrouillard avec fonction « cornering », radar et caméra de recul, régulateur auto-adaptif ACC, limiteur de vitesse. Freinage autonome d’urgence AEB.

 

 

 

 

Sous le capot :

La Tipo SW dispose de 3 moteurs essence (1,4 l 95 ch, 1,4 T-Jet 120 ch, 1,4 T-Jet 120 ch GPL/essence et 3 moteurs diesel (1,3 l MultiJet 95ch, 1,6 l MultiJet II 120 ch, 1,6 l MultiJet eco 120 ch). Notre version est animée par le plus gros moteur essence (1,4 T-Jet de 120 ch) qui est un 4 cylindres turbocompressé de 1368 cm3. Il délivre une puissance de 120 ch à 5000 tr/mn pour un couple maxi de 215 Nm disponible dès 2500 tr/mn. Son injection est de type Multipoint et sa puissance est transmise aux roues avant via une boite de vitesses manuelle à 6 rapports. S’il répond à la norme Euro 6 et se targue d’un stysteme Start & Stop, les 139 g/km de Co2 qu’il rejette obligent la Tipo SW de s’acquitter d’un malus de 410 euros.

 

 

Au volant :

A la mise en route le bloc essence se fait discret et ne fait ressentir aucune vibration. Si la commande de boite manque de fermeté, le court débattement du levier de vitesse reste appréciable avec des mouvements réduits. Un peu creux en dessous de 2000 tr/mn, il offre une bonne hargne à compter 4000 tr/mn pour s’essouffler vers la zone rouge qui débute à 6000 tr/mn. Malgré cette courte plage d’utilisation et un poids en ordre de marche de 1305 kg, les performances de notre Tipo SW restent honorables puisqu’elle s’acquitte du 0 à 100 km/h en 9,6 S et plafonne à 200 km/h en vitesse maxi. Même constat sur les reprise avec un temps de 8,0, 10 et 14 S sur l’exercice du 80 à 120 km/h sur les 4e, 5e et 6e rapports. Cette bonne volonté du moteur est la bienvenue quand on sait que le châssis se montre à la hauteur et brille par son comportement. S’il est vrai que la suspension est calibrée pour le confort,  le roulis reste maitrisé et la voiture vire quasiment à plat. Bien aidé par les pneus Continental en 195/65/17, la motricité n’est jamais prise en défaut (seulement sur sol gras) et la direction plutôt directe permet de placer la voiture comme on le désire. Le freinage ne souffre d’aucune critique avec un ABS discret même sur routes bosselées. Si la conduite est agréable en toutes circonstances, seuls quelques bruits aérodynamiques (au-delà de 120 km/h) et la capacité du réservoir (50 litres) limiteront vos envies de conduite. En effet, sur autoroute et à vitesse légale, il a été difficile de descendre sous les 8 litres (8,6 l durant notre essai par grand vent).

 

 

Tarifs :

Comme vous aurez pu le constater, la Tipo SW engrange les bons points avec des prestations de bon niveau. Si chez les autres constructeurs une telle carte de visite fait monter la note, ce n’est le cas de cette Tipo SW qui est facturée 23 040 euros avec la sellerie cuir (850 €) et la peinture métallisée (600 euros). A cela, il faut ajouter le Malus écologique de 410 € pour les 139 g de Co2/km, ce qui l’a rend encore compétitive face à une Renault Mégane Estate Zen Energy TCe 130 (à équipements égales» qui est facturée 26 650 € (hors malus). Mais la Tipo SW à plus d’un tour dans son sac. En effet, depuis le 5 septembre Fiat propose une série spéciale appelée « S-Design » qui propose un look spécifique et surtout la boite automatique sur les moteurs essence et diesel. Dérivée de la version « Easy » elle facturée 20.590 € (+ malus), une affaire…

 

 

 

Conclusion :   Pour répondre à la question du début « La Tipo peut-elle faire trembler la concurrence ? », je dirais oui. Avec elle tout dépend de quel côté on se place. Si comme moi  vous souhaitez une voiture bon marché pour transporter votre famille sans faire exploser  votre compte commun, la Tipo SW est faite pour vous. En revanche, si vous aimez le bling bling, les ajustements minutieux et les gadgets, il faut passer votre chemin et lorgner chez d’autres constructeurs au prix de quelques milliers d’euros. Pour le reste, avec la monotonie qui s’installe sur nos routes par une répression toujours croissante, la Tipo vous en donne pour votre argent. Mais gardez à l’esprit qu’en faisant quelques concessions sur votre voiture, les 3200 euros qui s’éparent une Tipo SW  d’une Mégane Estate peuvent vous servir à offrir du plaisir à votre famille et vous faire accéder au titre de « meilleur papa du monde ». Cela n’a pas de prix…

 

 

 

 

 

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