BMW M5 “Competition” : un lifting en 2020 signé BMW Motorsport.

BMW M5 “Competition” : un lifting en 2020 signé BMW Motorsport.

14 juillet 2020 0 Par Steve Jolibois

Deux ans après sa commercialisation, la BMW M5 type F90 s’est offert un léger lifting. Comme il fallait s’y attendre, sa variante la plus musclée, la M5 “Competition”, n’échappe pas au coup de bistouri du département Motorsport. Si on regrette que la puissance moteur reste figée à 625 cv, on apprécie son nouveau visage. Son secret ? Un regard affiné et plus de modernité sur certains éléments de carrosserie. Mais la grande surprise provient du châssis qui s’équipe de solutions techniques empruntés à l’élégante M8 Gran Coupé “Competition”.

Texte : Steve Jolibois / Photos : BMW Presse.

Chez BMW il existe une hiérarchie. Il y a les BMW, les BMW M et les versions M “Competition” qui chapeaute la gamme. Une hiérarchie qui ne date pas d’hier puisqu’en son temps, la défunte M3 E30 voyait sa gamme affublée d’une version dénommée “Evolution”. Une appellation qui sera reconduite sur la très exclusive M5 E34 forte de 340 ch dans sa version Evolution. Aujourd’hui les versions extrêmes de chez BMW ne s’appellent plus « Evolution » mais “Competition”. Si le nom change, l’esprit reste le même avec pour seul but, bonifier les versions M du constructeur bavarois.

Née en 2017, la M5 type F90 (de 6e génération) n’a pas échappée à cette règle. En effet, dès 2018, une version “Competition” a rejoint la gamme. Une version optimisée qui reprenait les atouts maîtres de la M5 de série. Après deux ans de présence au catalogue, la M5 de série a été retouchée par un léger lifting, qui aujourd’hui vient d’être appliqué à la M5 “Competition”. C’est le modèle que nous vous présentons dans cet article.

Sur cette version “Competition” restylée on retrouve le fabuleux V8 4,4 l doté de la technologie BMW M TwinPower Turbo qui développe 625 ch pour un couple de 750 Nm disponible dès 1 800 tr/mn. Elle conserve également la transmission intégrale M xDrive qui a son arrivée a perturbé les adeptes de la propulsion. Fort heureusement, BMW a conservé un mode deux roues motrices (2WD) qui lui permet de préserver le comportement joueur tant apprécié par les puristes. On notera que cette transmission est désormais accouplée en série à la boîte de vitesses huit rapports Sport avec Drivelogic. Un ensemble moteur / boite / transmission qui lui permet d’afficher des performances surréalistes :  0 à 100 km/h en 3,3 secondes, 0 à 200 en 10,8 secondes et une vitesse maxi de 305 km/h. Des chronos qui lui permettent de jouer dans la cour des très délurées Audi RS6 et Mercedes E63AMG.  

Pour contenir une telle fougue le châssis a été optimisé par des solutions techniques empruntées à la M8 Gran Coupé “Competition”. Cela se traduit par l’adoption de nouveaux amortisseurs et de nouveaux réglages. Des ajustements qui lui offrent une maniabilité accrue et un comportement plus efficace en conduite sportive. Malgré cela, la M5 “Competition” ne sacrifie pas le confort de ses passagers.  

Sur le plan esthétique la M5 Competition a subi quelques coups de bistouris pour se remettre au gout du jour. La double calandre a été retouchée et abaissée dans un bouclier avant redessiné. On apprécie cette sagesse qui tranche littéralement avec les grosses calandres disgracieuses qui équipent désormais les nouvelles BMW. D’autant qu’ici les détails ne manquent pas avec un encadrement monobloc qui habille les deux parties de la calandre. Pour affirmer son appartenance au département “Motorsport”, le badge M reste présent sur la partie droite.

Nous l’avons évoqué un peu plus haut. Le spoiler de la M5 “Competition” a été redessiné. Cela se traduit par un profilage plus marqué et la présence d’entrées d’air latérales élargies. Ces dernières encadrent une prise d’air centrale généreusement dimensionnée et traitée sous une forme hexagonale. Une modification nécessaire pour refroidir le radiateur d’huile et intégrer le capteur radar du régulateur actif de vitesse (ACC).

Mais les modifications ne s’arrêtent pas là. Les projecteurs LED sont nouveaux et se démarquent par des tubes lumineux en forme de L orientés vers la double calandre. Un regard plus fin mis en valeur via une finition “BMW Individual Shadow Line” (finition sombre des projecteurs LED), qui n’est malheureusement disponible qu’en option (360 €). A l’arrière les feux LED sont aussi modifiés avec un design en relief en forme de L. Si on apprécie l’ensemble des modifications, on reste perplexe sur le choix de BMW à présenter la plus extrême des M5 avec la teinte “Aventurine Red II métallisé” (2 450 €). Un choix surprenant, d’autant que le nuancier inclut des teintes plus sympathiques : “Brands Hatch Grey”, “Tanzanite Blue II métallisé”, “Motegi Red métallisé” et “Frozen Bluestone métallisé mat” issue du catalogue “BMW Individual”. A noté que la couleur “Champagne Quartz métallisé” a été renommée pour l’occasion “Alvit Grey métallisé”.

Afin de renforcer son côté racing la M5 ‘Competition’ chausse en série des jantes M en 20 pouces à doubles rayons peintes en ‘Orbit Grey poli’. Un modèle connu puisqu’il est emprunté à la M8 Gran coupé ‘Competition’. Des jantes sublimes qui abritent des freins M dotés d’étriers peints en bleu de série. En revanche, pour obtenir des étriers noir ou rouge brillant, il faut passer par la case option.

A bord les modifications sont limitées. Cela se traduit par l’écran central élargi de 12,3 pouces (“BMW Live Cockpit Navigation Pro”) qui permet au conducteur de profiter d’un affichage plus pratique pour gérer les fonctionnalités associées aux systèmes de conduite et de la transmission intégrale BMW M xDrive. Les commandes de la console centrale inspirées de la BMW M8 “Competition” avec le bouton M permet de basculer entre les réglages “ROAD” et “SPORT”. Le conducteur peut appliquer une configuration personnalisée pour le réglage du moteur et du châssis.

La BMW M5 “Competition” est facturée 138 850 € en tarif de base.